
Réseaux sociaux
Réseaux sociaux artisan : Facebook ou Instagram en 2026 ?

Un plombier qui poste une photo avant/après sur Instagram a-t-il vraiment plus de chances de décrocher un chantier qu’un plombier absent des réseaux ? La question revient souvent chez les artisans qui n’ont “pas le temps pour ça”. Pourtant, les chiffres 2025 montrent un mouvement inverse à ce qu’on pourrait croire : les TPE désertent les réseaux sociaux, ce qui laisse un boulevard à ceux qui restent.
Key Takeaways
- La présence des TPE-PME sur les réseaux sociaux est passée de 75% en 2024 à 64% en 2025, un recul net qui ouvre un espace pour ceux qui restent visibles (Afnic, “Réussir avec le web”, 2025).
- 92% des Français consultent les avis en ligne avant de choisir un prestataire, contre 75% en 2021 (Ifop x Guest Suite, juin 2023).
- La confiance accordée aux avis varie fortement selon la plateforme : 79% pour PagesJaunes et 77% pour Google, contre seulement 45% pour Facebook et 40% pour Instagram (Ifop x Solocal, étude relayée par sources secondaires, 2023).
- 78% des dirigeants de TPE-PME estiment que le numérique apporte un bénéfice réel à leur activité (France Num, Baromètre 2025).
Les artisans qui restent actifs sur les réseaux sociaux se démarquent
La part des TPE-PME présentes sur les réseaux sociaux a chuté de 75% à 64% entre 2024 et 2025, soit 11 points perdus en un an (Afnic, “Réussir avec le web”, 6e édition, 2025). Concrètement, ça veut dire qu’un artisan sur trois a déserté Facebook ou Instagram cette année.
Ce recul n’est pas anodin. Il signifie qu’un tiers des artisans qui étaient visibles l’année dernière ne le sont plus aujourd’hui. Mécaniquement, ceux qui restent actifs récupèrent une part d’attention plus grande sur un fil d’actualité moins encombré par la concurrence locale. C’est rarement présenté comme ça, mais c’est exactement ce que disent les chiffres.
Le phénomène se confirme dans le détail de l’activité réelle. Selon le baromètre France Num 2025, 66% des TPE-PME ont un compte sur un réseau social, mais seulement 46% y publient au moins une fois par semaine, contre 61% en 2023 (France Num, Baromètre 2025, DGE/Crédoc). Avoir un compte ne suffit plus : la majorité des comptes sont en sommeil.
Cette tendance ne veut pas dire qu’il faut fuir les réseaux sociaux, au contraire. Elle révèle un terrain qui se dégage. Et ce n’est pas un détail isolé : 99% des TPE-PME jugent internet “utile” ou “indispensable” pour leur activité (Afnic, 2025). L’outil numérique reste perçu comme essentiel, même quand son usage se relâche dans la pratique.
Vos clients potentiels regardent votre activité en ligne avant de vous appeler
92% des Français consultent désormais les avis en ligne avant de choisir un prestataire, contre 75% en 2021 (Ifop x Guest Suite, juin 2023). Autrement dit, un artisan sans trace numérique visible perd un filtre de réassurance que la quasi-totalité des prospects utilisent désormais avant de décrocher le téléphone.
Ce comportement est facile à observer au quotidien : un client qui a trouvé un numéro va presque systématiquement chercher “le nom + avis” sur son téléphone avant de rappeler. S’il ne trouve rien, ou des photos vieilles de trois ans, il passe au concurrent suivant sur la liste. Ce réflexe s’est généralisé, il n’est plus l’exception.
Le critère de proximité géographique reste lui aussi déterminant dans le choix final. Selon une étude relayée par sources secondaires, 95% des Français privilégient les professionnels proches de chez eux (Ifop x Solocal/PagesJaunes, 2023, à utiliser avec prudence). Cette donnée renforce l’intérêt d’une présence locale visible, sur Google comme sur les réseaux sociaux.
Pourquoi ce comportement s’est-il généralisé aussi vite ? Parce que le smartphone a rendu la vérification instantanée et gratuite. Un client qui hésite entre deux plombiers tape un nom, regarde trois photos, lit deux avis, et tranche en moins d’une minute. Les réseaux sociaux jouent ce rôle de vitrine rapide, en complément de la fiche Google.

Facebook et Instagram ne remplacent pas votre fiche Google ni votre site web
La confiance accordée aux avis varie fortement d’une plateforme à l’autre : 79% pour PagesJaunes, 77% pour Google, mais seulement 45% pour Facebook et 40% pour Instagram (Ifop x Solocal, étude relayée par sources secondaires, 2023). Les réseaux sociaux servent à montrer le travail au quotidien, pas à porter la crédibilité commerciale d’un artisan.
Cet écart de confiance change la façon de penser sa présence numérique. Beaucoup d’artisans investissent du temps sur Instagram en pensant remplacer leur fiche Google, alors que c’est l’inverse qui fonctionne : la fiche Google capte la décision d’achat, le réseau social construit la relation et la mémorisation sur la durée. Les deux jouent un rôle différent et complémentaire, jamais interchangeable.
Le risque de dépendance à une plateforme qu’on ne maîtrise pas illustre bien ce principe, même dans un cas extrême. David Juanes, alias DJ Plomberie, plombier de l’Hérault devenu célèbre grâce à ses tutoriels (plus de 17 millions de vues cumulées), a vu sa chaîne YouTube supprimée en moins d’une minute en octobre 2021 après qu’un abonné a diffusé des images inappropriées pendant un live, déclenchant la modération automatique de la plateforme (France 3 Occitanie). Sa chaîne n’a été rétablie que grâce à la mobilisation de ses abonnés. Sa réaction résume bien le problème : « Je me sens coupable, mais pas responsable… »
Ce cas reste extrême, c’est un exemple de succès média rare chez les artisans, pas la norme. Mais il illustre une règle simple : une plateforme sociale appartient à son éditeur, pas à l’artisan qui la nourrit. Le guide complet pour optimiser sa fiche Google Business Profile reste le socle que personne ne peut couper du jour au lendemain. Et un site internet pour artisan constitue l’actif numérique qu’on possède vraiment, contrairement à un compte social loué à une plateforme tierce.
Quelle plateforme choisir selon votre métier ?
Le choix entre Facebook et Instagram dépend avant tout de la nature du métier et de ce qu’il y a à montrer. Les métiers visuels, où le rendu final parle de lui-même, trouvent sur Instagram un format taillé pour les photos avant/après. Les métiers de service et d’urgence, où la réactivité prime, profitent davantage de la portée locale de Facebook.
Un menuisier qui pose un escalier sur-mesure ou un carreleur qui termine une salle de bain ont un rendu photogénique immédiat. Un plombier qui dépanne une fuite à 22h n’a rien d’esthétique à montrer, mais il a besoin d’être trouvé vite par les groupes Facebook de quartier.
| Instagram (métiers visuels) | Facebook (métiers de service/urgence) |
|---|---|
| Couvreur | Plombier |
| Maçon | Électricien |
| Menuisier | Chauffagiste |
| Carreleur | Serrurier |
| Peintre | Restaurateur |
Dans la pratique, rien n’empêche de cumuler les deux, surtout que la plupart des outils de publication permettent de poster au même endroit sur Facebook et Instagram en un clic. La distinction du tableau aide simplement à savoir où concentrer ses efforts en priorité quand le temps manque.

Pour aller plus loin selon le métier, deux ressources détaillent la stratégie web complète : le guide site internet pour plombier couvre les urgences et le SEO local, tandis que le guide site internet pour couvreur détaille comment transformer les photos de chantier en nouveaux contrats.
Par où commencer concrètement
Une fréquence de 1 à 2 publications par semaine suffit pour rester visible sans s’épuiser, en cohérence avec le fait que seulement 46% des TPE-PME publient au moins une fois par semaine contre 61% en 2023 (France Num, Baromètre 2025). Mieux vaut une régularité modeste qu’un démarrage en feu de paille qui s’arrête après deux semaines.
Quatre types de contenus suffisent à remplir un calendrier de publication sans réfléchir chaque semaine à “quoi poster” :
- Une photo avant/après d’un chantier terminé, le format qui convertit le mieux visuellement
- Une coulisse de chantier en cours, prise rapidement au téléphone sans mise en scène
- Un avis client mis en image, simplement capturé et partagé en story ou en post
- Une présentation courte d’une intervention type, pour rassurer sur le savoir-faire
Le format “avant/après” reste généralement celui qui suscite le plus de réactions, car il donne une preuve visuelle immédiate du travail accompli. C’est souvent la première publication à tester pour mesurer l’engagement réel d’une audience locale.

Un dernier réflexe simple : prendre la photo avant de ranger le chantier, pas après. C’est le moment où la lumière, le désordre et le rendu final racontent une histoire crédible. La photo “trop propre” prise trois jours plus tard convainc beaucoup moins qu’un cliché pris sur le vif.
Foire aux questions
Faut-il être sur Facebook ET Instagram en même temps ?
Pas obligatoirement. Mieux vaut choisir une plateforme adaptée à son métier et y être régulier que de se disperser sur les deux sans rythme. 64% des TPE-PME restent présentes sur au moins un réseau social en 2025 (Afnic, 2025). Commencer par un seul canal, bien tenu, reste plus efficace qu’un double compte abandonné après quinze jours.
Combien de temps ça prend par semaine ?
Comptez environ 30 à 45 minutes par semaine pour 1 à 2 publications simples, photo et légende courte. Seulement 46% des TPE-PME publient au moins une fois par semaine contre 61% en 2023 (France Num, 2025), ce qui montre que la majorité sous-investit ce temps pourtant limité.
Est-ce que ça remplace un site web ou une fiche Google Business Profile ?
Non, jamais. La confiance perçue atteint 77% pour Google contre seulement 45% pour Facebook (Ifop x Solocal, 2023). Les réseaux sociaux complètent la fiche Google et le site, ils ne peuvent pas porter seuls la crédibilité commerciale d’un artisan auprès de nouveaux clients.
Quoi publier quand on a l’impression de “n’avoir rien à montrer” ?
Une photo avant/après d’un chantier banal suffit largement, le rendu parle souvent plus que le commentaire. Les coulisses, un outil bien rangé, un avis client capturé en story fonctionnent aussi très bien. L’authenticité du quotidien rassure davantage qu’une mise en scène travaillée.
Que faire si je n’ai pas le temps de gérer ça moi-même ?
Déléguer la création et la planification des publications reste la solution la plus durable quand l’agenda de chantier ne laisse aucune marge. Un prestataire local peut organiser un calendrier mensuel simple à partir de photos prises sur le terrain, sans alourdir le quotidien de l’artisan.
L’essentiel à retenir sur les réseaux sociaux pour artisans
Les réseaux sociaux ne remplacent ni Google ni un site web, mais ils restent un complément utile pour montrer le travail au quotidien et créer du lien avec une clientèle locale. Avec 64% des TPE-PME encore présentes en 2025, contre 75% l’année précédente, la place pour se démarquer existe vraiment, à condition de rester régulier sans excès.
Une fiche Google soignée, un site qui présente clairement les services, et une activité sociale modeste mais constante forment un trio cohérent. Agence Reis accompagne les artisans et TPE du 92 dans la mise en place de cette stratégie digitale complète, de la fiche Google au calendrier de publication mensuel.
